Projet ANR RéSeed

http://www.reseed.fr

Acronyme RéSeed
Titre Rétro-conception SémantiquE d’objEts patrimoniaux Digitaux
Title Semantic reverse-engineering of digital heritage objects
Instrument de financement ANR DEFI 7 – Société de l’information et de la communication / Axe 1 – La Révolution numérique : rapports aux savoirs et à la culture
Durée 42 mois – 2016-2020
Partenaires 8 dont 4 laboratoires universitaires, 2 industriels et 2 institutions
RH globales 132 h.m
Budget 998086 € global – 656259 € subventionné

Résumé

Ce projet s’intègre dans le domaine de la rétro-conception (ou Reverse Engineering en anglais) et s’allie avec les besoins et les particularités liés au patrimoine. Les objectifs scientifiques s’inscrivent pleinement dans le Défi 7 de l’ANR qui permettra de construire notre future société de l’information et de la communication.

Aujourd’hui, la rétro-conception est largement utilisée dans l’industrie manufacturière afin de capturer l’information 3D des produits. Mais digitaliser les données physiques ne rend pas compte des connaissances portées par les produits, capitaliser ce savoir-faire est pourtant aujourd’hui crucial pour faire évoluer les produits de demain.

Pour atteindre ces objectifs, on distingue donc deux types d’approches :

  1. les démarches de gestion des connaissances classiques s’appuyant sur les sources sémantiques,
  2. et les outils de numérisation / modélisation 3D.

Cependant il n’existe pas à l’heure actuelle de processus alliant ces deux domaines et globalisant la démarche : les verrous technologiques résidant dans cette interdisciplinarité fondatrice conduisent à des verrous scientifiques nécessitant un alignement des modèles et une remise à plat des processus usuels des industriels.

Le projet ANR RéSeed vise à mettre en place une nouvelle méthodologie, un outil et un format interopérable pour permettre l’alliance de la digitalisation sémantique et physique des objets.

Proposal ANR format ReSeed + SPI-SHS 2.png

Avant d’appliquer les démarches sur l’industrie contemporaine il a été choisi de tester les approches sur un corpus déjà existant dont les connaissances ont été identifiées et dont la valeur intrinsèque n’est pas à renégocier : RéSeed sera testé sur le patrimoine industriel.

A terme, si l’ANR RéSeed est un succès, un rebouclage entre les connaissances du passé et les connaissances du présent sera envisagé. Sauvegarder, analyser et comprendre ces objets du « patrimoine passé » peut permettre de les transformer en « capital présent ». La transposition des connaissances du passé en connaissances contemporaines, lisibles et compréhensibles dans le système sociotechnique présent peut alors devenir source d’innovation pour anticiper notre futur.

Une attention particulière sera portée sur la qualification du processus mis en place. Appelés indicateurs de performances dans l’industrie manufacturière, RéSeed mettra en place une déontologie adaptée permettant de garantir l’authenticité et l’unicité des futurs objets numériques sémantiquement augmentés.

Ce projet ANR étant par nature trans-disciplinaire, le consortium constitué est également pluriel :

  • 4 laboratoires de recherche universitaire dont 3 en sciences pour l’Ingénieur et 1 en sciences Humaines et Sociales,
  • 2 entreprises dont 1 en sciences pour l’Ingénieur et 1 en sciences Humaines et Sociales,
  • 2 partenaires institutionnels apportant des cas d’études à échelle nationale tant dans le domaine scientifique que dans le domaine technique.

La durée prévue est de 48 mois ; elle permet de tenir compte des particularités liées aux contraintes, aux règles et aux eusses-et-coutumes des différentes disciplines du consortium.

Partenaires Nom du laboratoire
Ecole Centrale de Nantes (ECN) IRCCyN
Université de Nantes (UN) Centre François Viète (CFV)
Université de Technologie de Compiègne (UTC) Roberval
Université de Technologie de Troyes (UTT) LASMIS
MCC Héritage
DeltaCAD
Musée des Arts-et-Métiers (MAM)
Ministère de la culture (MIGPC)

Les impacts du projet sont nombreux et se situent sur plusieurs niveaux. Tant sur les emplois requis pour mettre en place le projet (2 thèses demandées, plusieurs enseignants-chercheurs et ingénieurs impliqués) que sur les retombées économiques pour les industriels fournisseurs de solutions logiciels ou de service. De plus, compte tenu du champ d’expérimentation défini pour RéSeed, le consortium  ambitionne de mettre à disposition des experts du patrimoine de nouveaux outils pour faciliter la digitalisation sémantique des objets. Ces outils permettent des accès multi-niveaux et visent, à terme, de mettre à disposition de tout citoyen les connaissances capitalisées. Entre autre, un label “patrimoine numérique 3D” sera étudié en accord avec le Consortium3D de la TGIR Huma-Num.

Plus d’infos ici : http://www.reseed.fr

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